Les appareils auditifs

Les types d'appareils auditifs
Les différents types d'amplificateurs

Les types d'appareils auditifs

Les contours d’oreille

Ils sont placés sur le pavillon et reliés par un tube souple à une pièce transparente moulée sur-mesure, appelée embout auriculaire. Ils sont beaucoup plus discrets que les énormes “prothèses” beiges que l’on

 
 

rencontrait il y a 10 ou 20 ans. Il en existe de tout petits : les mini-contours (2,5 cm et moins de 10 grammes). Les formes se sont affinées et des teintes se rapprochant de la couleur des cheveux sont apparues. Contrairement à une idée répandue, les contours d’oreille restent majoritairement utilisés. Ils représentent actuellement les deux tiers des appareils adaptés en France.

Points forts : Leur polyvalence permet une adaptation de toutes les baisses d’audition, des plus légères aux plus profondes. Les problèmes auditifs délicats exigent l’utilisation des circuits électroniques plus

 
 

complexes et performants seulement disponibles en contours d’oreille. Les contours peuvent être utilisés avec des embouts de type “IROS”, pénétrant très peu dans le conduit et le laissant presque complètement ouvert et libre. Cette technique est nécessaire lors de certains types de baisses d’audition, et aussi en cas d’allergies ou de sensibilité du conduit auditif. Ce type d’appareil est peu sensible au cérumen, donc conseillé en cas de sécrétions abondantes.

Attention : À l’inverse des avantages des intra-auriculaires, l’acceptation psychologique et les soucis d’ordre esthétique seront plus délicats avec les contours d’oreille.

Les intra-auriculaires

Ils sont fabriqués à partir d’un moulage de l’oreille, dans lequel est installée l’électronique. Ces appareils très petits sont entièrement contenus dans le conduit auditif et sont presque “invisibles”. Ils sont dotés d’un petit fil pour faciliter leur extraction.

    

Points forts : Pour tous les gens portant les cheveux courts, avantage esthétique certain. Meilleure acceptation psychologique car la solution au problème auditif est “intégrée” à l’intérieur du corps : “Quand on se regarde dans la glace, on ne voit rien”. Le schéma corporel de la personne appareillée est sauvegardé.
Attention : Conduits auditifs trop petits, trop pincés ou tortueux. Sécrétion de cérumen trop importante : le cérumen va obstruer l’extrémité de l’appareil obligeant l’utilisateur à consulter son Audioprothésiste trop fréquemment. Pertes d’audition trop importantes, au-delà de 60-70 db de perte moyenne. Nécessité d’une bonne dextérité manuelle et acuité visuelle pour le changement des piles et l’entretien.

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Les différents types d’amplificateurs

Les appareils analogiques

Jusqu’en 1995, tous les appareils auditifs disponibles étaient analogiques. Cela signifie que l’amplificateur traite des signaux électriques envoyés par le microphone, les amplifie, les filtre puis les transmet à l’écouteur. Malgré les progrès de l’électronique, ces traitements provoquent parfois des distorsions et la présence de sons inconfortables et de tonalité désagréable. Les appareils analogiques manuels étaient

dotés d’un potentiomètre de volume réglable à la main. Ils étaient difficiles à utiliser car amplifiaient le son “globalement”, sans sélectivité. Lorsqu’un bruit gênant apparaissait, la diminution du potentiomètre de volume atténuait tout, la source de la gêne comme les sons utiles. De plus, en cas d’appareillage sur les deux oreilles, il était difficile de régler manuellement ces petits boutons de façon à entendre un son équilibré.

Les appareils numériques

Les premiers apparurent au milieu de l’année 1996, présentés par deux fabricants Danois: Widex (gamme Senso) et Oticon (gamme Digifocus). Ce fut la plus importante évolution (on a d’ailleurs parlé de “révolution numérique”) depuis l’apparition des appareils auditifs. Par rapport aux appareils analogiques, la différence fondamentale est le remplacement de l’amplificateur par un microprocesseur, appelé familièrement “puce électronique”

Les informations captées par le microphone, après numérisation, seront traités par ce véritable ordinateur avant d’être restituées par l’écouteur. Ce traitement informatisé a permis des réglages beaucoup plus précis, sans aucune distorsion, ni bruit de fond. Ces techniques récentes profitent des progrès de l’électronique et de l’informatique, avec une fiabilité supérieure aux appareils conventionnels. Les utilisateurs d’appareils analogiques, en découvrant le numérique, ont rapidement constaté une amélioration très nette de la compréhension de la parole, la diminution voire l’absence de gêne dans le bruit et une tonalité plus “naturelle”.

Actuellement, pour un premier appareillage, quelques jours suffisent généralement pour s’adapter à un port quotidien d’un appareillage numérique; l’adaptation à un appareillage analogique se comptait plutôt en semaines, voire en mois. Aujourd’hui tous les types d’appareils sont disponibles en numérique, du contour d’oreille à l’intra “ invisible ”, couvrant toutes les sortes de surdité de perception. Tous les fabricants importants ont une gamme d’appareils numériques : Siemens Triano, Philips, Phonak Perseo, Starkey, GN Resound Canta, Widex Diva, Oticon Adapto...

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